En ce jour de brume et de calme je vous emmène en Paysanie. Un pays imaginaire où coulerait la vie comme la sève dans les ramures.

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Automne en Paysannie

 

 

 

La balade avait été plaisante,

La journée l’avait été, aussi.

De ces jours fleuris

 Qui vous enchantent

Quand on est en bonne compagnie.

Le ciel avait mis sa robe grise

Du soleil on n’en avait vu que l’ouïe ;

Pourtant le vent n’avait pas prise

Dans les voiles de mon ennui.

L’automne avait teinté d’ocre

Les arbres, les jardins, les taillis,

En ces derniers jours d’octobre

La nature prenait un répit.

Bientôt viendrait la froidure,

Les branches seraient veuves des fruits,

On ne verrait des vertes ramures

Que quelques membres dégarnis.

Mais l’humeur était à la fête,

Les moissons, les vendanges finies,

Les paysans n’avaient plus en tête

Que les escarcelles remplies.

Pour eux  nuages, soleil ou  pluie

Avaient une autre résonnance,

De ça dépendaient leurs vies.

Côtoyer ces paysans de France

Changeait la teneur des avis.

A ces villageois en vacances

On ne montrait pas les soucis  

Car ils savaient bien à l’avance

Qu’ils ne seraient pas  compris.

Comment avec de telles divergences

S’accommoder de tels amis

Qui ne connaissaient, pas de chance !

Rien de ce que réserve la vie

Dans  nos belles régions  de France,

En pays de Paysannie.

 Bon dimanche à tous